Aida à l’Opéra Grand Avignon : Frédéric Roels dévoile ses choix de mise en scène
Ce mardi 20 octobre, Aida de Verdi vit sa dernière représentation à l’Opéra Grand Avignon. Pour cette nouvelle production, mise en scène par Frédéric Roels, l’œuvre ouvre la saison 2026-2027 placée sous le thème « Captives ».
Le metteur en scène place Aida au cœur de cette réflexion. Princesse devenue esclave à la cour de Pharaon, elle incarne une captivité à la fois politique, sociale et sentimentale. Son amour pour Radamès, ennemi de son peuple, se heurte au devoir envers son père Amonasro, roi d’Éthiopie. Celui-ci la pousse à espionner et à trahir l’homme qu’elle aime.
Trois personnages pris dans leurs contradictions
La mise en scène s’attache aussi au conflit intérieur des trois protagonistes : Aida, Radamès et Amnéris. Radamès doit combattre le peuple de celle qu’il aime. Amnéris, fille de Pharaon, porte l’obligation d’assurer la continuité du trône alors qu’elle aime un guerrier qui ne l’aime pas. Son personnage bascule notamment au début de l’acte IV, lorsqu’elle tente de faire renier sa trahison à Radamès.
Frédéric Roels souligne ainsi le contraste entre ce huis clos psychologique et les grandes scènes collectives. Les ensembles spectaculaires traduisent une société dominée par l’ordre militaire et religieux, où les personnages cherchent leur place sous la menace de la terreur.
Un moment clé au bord du Nil
Parmi les passages qui l’émeuvent le plus, le metteur en scène retient la scène de l’acte III entre Aida et son père, au bord du Nil. Amonasro y brise sa fille avant de la rallier à la cause de son peuple. Un moment décisif pour comprendre la trajectoire d’Aida et l’intensité du drame verdien.
Cette production constitue la deuxième mise en scène d’un opéra de Verdi par Frédéric Roels, après Luisa Miller, rapporte classiquenews.com.
Source : classiquenews.com



